L’alliance Renault-Nissan penche de plus en plus vers le Japon

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Avec une nouvelle nomination, trois des quatre directions communes sont occupées par des dirigeants nippons.

Trois des quatre directions communes entre Renault et Nissan seront occupées par des dirigeants issus de Nissan à compter du 1er janvier 2015. Vendredi, les deux constructeurs ont annoncé le remplacement de Christian Vandenhende par Yasuhiro Yamauchi à la direction général des achats de Renault-Nissan. Il devient donc le responsable hiérarchique de toutes les équipes achat de Nissan et de Renault.

Cette direction est l’une des quatre créées en mars, avec l’ingénierie, la fabrication-logistique et les ressources humaines. Objectif de cette nouvelle organisation: générer au moins 4,3 milliards d’euros par an d’économies nouvelles pour les deux partenaires d’ici à 2016. Dès le mois de mars, certains observateurs notaient déjà que Nissan récupérait la meilleure part. En effet, les deux directions les plus stratégiques – ingénierie et fabrication – étaient dirigées par des anciens Nissan.

Le mouvement s’accélère donc avec cette nomination. Dans la nouvelle organisation de l’alliance, ces postes deviennent de plus en plus importants. Jusqu’à présent, l’alliance donnait une feuille de route, que les responsables de Nissan et de Renault appliquaient en parfaite indépendance. Ce n’est plus le cas avec ces nouvelles directions. Leurs dirigeants disposent d’un véritable pouvoir hiérarchique sur les équipes de chacun des deux constructeurs.

Grincements de dents

La prépondérance de Nissan avait provoqué quelques grincements de dents du côté du constructeur français. En juin 2014, le directeur de la R & D de Renault, Jean-Michel Billig, allait plus loin en claquant la porte.

Une situation d’autant plus mal vécue que les performances économiques de Nissan n’ont pas été au rendez-vous au cours des douze derniers mois. En novembre 2013, le constructeur japonais annonçait ainsi aux marchés financiers qu’il ne tiendrait pas ses objectifs financiers. Un avertissement qui coûtait sa place au numéro deux de l’époque, remplacé par un duo de directeurs généraux délégués, organisation identique à celle de Renault.

Cette annonce était d’autant plus étonnante que Nissan bénéficie de sa présence en Chine et aux États-Unis, les deux marchés les plus dynamiques du monde dans l’automobile, alors que Renault en est absent.

Depuis la prise de participation majoritaire de Renault dans Nissan, en 1999, les deux constructeurs se sont rapprochés pas à pas. Jusqu’à présent, chaque étape permettait de sauvegarder la culture de chacun et d’obtenir les résultats attendus. Les résultats 2014 des deux constructeurs seront désormais scrutés avec attention, afin de voir si le pas supplémentaire du début de l’année n’est pas celui de trop.


Un nouveau moteur pour la Renault ZOE en 2015

Renault n’abandonne pas le marché du véhicule électrique,même si les ventes ne décollent pas . Le constructeur ne prévoit pas de modèles, mais il fait vivre sa gamme actuelle. Ainsi, dès l’an prochain, la ZOE, la principale voiture pour les particuliers, bénéficiera d’un nouveau moteur et d’une nouvelle batterie. Jusqu’à présent, le constructeur français se fournissait à l’extérieur de l’entreprise pour ces deux éléments: le coréen LG pour la batterie et l’allemand Continental pour le moteur. LG restera fournisseur mais Renault a développé en interne une nouvelle motorisation électrique. En améliorant son rendement, ce nouveau moteur devrait significativement étendre l’autonomie de la ZOE. Il sera fabriqué à l’usine de Cléon, ce qui est forcément une bonne nouvelle pour l’usine de la Seine-Maritime, même si les volumes restent modestes pour l’instant.

 

Sources le figaro :

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/12/12/20005-20141212ARTFIG00389-l-alliance-renault-nissan-penche-de-plus-en-plus-vers-le-japon.php

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